Articles

L’économie circulaire crée des milliers d’emplois

10.000 à 20.000 en Belgique, deux millions à l’échelle de l’Europe. L’économie circulaire est devenue un beau pourvoyeur d’emplois.

C’est une étude de l’Union européenne qui l’affirme : l’économie circulaire offre un potentiel énorme en matière d’emploi. D’ici 2030, la Suède a estimé à 100.000 le nombre de jobs offerts par cette nouvelle façon de concevoir les produits, de les produire et de les commercialiser. Ils seraient 200.000 au Royaume-Unis, 83.000 aux Pays-Bas. A l’échelle de l’Union, on annonce 2 millions d’emplois !

Et en Belgique ? Agoria, la fédération de l’industrie technologique, s’est penchée sur la question. Selon elle, 10.000 à 20.000 emplois seront créés dans l’industrie et la technologie belges grâce à l’économie circulaire. Il s’agit de plancher sur des produits innovants, offrant une durée de vie plus longue, et susceptibles de séduire une clientèle conscientisée. Car qui dit recyclage et économie circulaire met en avant l’aspect local. De quoi redonner un nouvel élan au marché belge.

En décembre dernier, le gouvernement bruxellois a annoncé dégager 1,5 million d’euros pour  soutenir 41 projets actifs dans l’économie circulaire via l’appel à projet « be circular ». Une initiative qui sera normalement reconduite et… porteuse d’emploi.

Les produits à longue durée de vie se vendent mieux

Mentionner la durée de vie d’un produit sur son étiquette influence clairement l’acte d’achat selon une étude du CESE, le Comité économique et social européen.

« Les effets de l’affichage de la durée d’utilisation des produits sur les consommateurs. » Voilà un intitulé qui en dit long ! C’est celui d’une étude menée par le Comité économique et social européen (CESE). Sa conclusion : la mention de la durée de vie d’un objet sur son étiquette a une influence sur les décisions d’achat.

Environ 3.000 personnes ont été interrogées en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Espagne et en République tchèque. Parmi les chiffres à retenir : il y aurait 56 % de ventes en plus pour les produits à longue durée de vie si la durabilité du produit est clairement indiquée sur l’étiquette. Valises, imprimantes, lave-vaisselle… Les Européens désirent des objets davantage résistants. 80 % des participants (81,8 % des Belges) estiment en outre que les producteurs ont une responsabilité majeure par rapport à la durée de vie des produits.

Pas de doute, les Européens condamnent clairement l’obsolescence programmée et préconisent des produits garantis plus durables. 90 % déclarent même être disposés à payer plus cher pour avoir un lave-vaisselle avec une durée de vie supérieure de deux ans, par exemple.