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Le gouvernement belge travaille activement à l’instauration d’un indice de réparabilité obligatoire pour les appareils électroniques. Son but : éviter que des appareils soient mis au rebut.

Situation classique : un ordinateur portable, un smartphone ou un lave-linge tombe en panne, mais il n’y a pas de pièces de rechange disponibles ou l’appareil ne peut pas être démonté. Conséquence : de nombreux appareils électroniques finissent prématurément à la poubelle, la demande de métaux rares augmente et les émissions de CO2 perdurent. La ministre de l’Environnement, Zakia Khattabi (Ecolo), veut s’attaquer au problème. Son projet de loi prévoit, à partir de l’année prochaine, l’instauration d’un indice de réparabilité sur chaque appareil électronique, c’est-à-dire un score indiquant dans quelle mesure un appareil peut être réparé ou non. « L’économie circulaire doit devenir la norme », indique Mme Khattabi.

De plus en plus de pêcheurs belges de la mer du Nord ramènent à terre les déchets collectés dans leurs filets, plutôt que de les rejeter par-dessus bord.

En 2016 a été lancé Fishing For Litter, un projet qui encourage les pêcheurs à ramener à terre les déchets qu’ils pêchent, où ils sont ensuite recyclés. Les armateurs participent sur une base volontaire, mais l’enthousiasme est clairement croissant.

En 2017, les navires avaient collecté deux tonnes de déchet. En 2020, ce chiffre était passé à 18 tonnes et a même atteint 65 tonnes en 2021. Le nombre d’armateurs participants est également en hausse. « C’est non seulement une bonne chose pour la mer, mais aussi pour l’image des pêcheurs », a déclaré le ministre de la Mer du Nord, Vincent Van Quickenborne (Open VLD). « Ils contribuent vraiment à embellir la mer. »

Dans les bureaux hybrides contemporains, le partage des espaces de travail s’intensifie toujours plus. Si bien qu’un nombre croissant d’entreprises choisissent de faire disparaître les caissons à tiroirs. Mais Nnof et Transmoove constatent que ce n’est PAS nécessaire. Car ces caissons peuvent être transformés en casiers à serrure.

Avec la généralisation du télétravail, ces caissons individuels perdent de leur importance. Les entreprises n’exigent plus notre présence au quotidien, si bien que le partage des bureaux et du mobilier avec des collègues s’amplifie. Un caisson à tiroirs coûte en moyenne 500 euros, tandis que sa production a un impact non négligeable sur l’environnement. Le jeter aux encombrants serait un véritable péché !

Nnof a donc imaginé une nouvelle fonction qui s’inscrit dans le cadre de travail contemporain : elle transforme un caisson en deux casiers.

Plus écologique et plus économique

Les avantages sont légion. Nous transformons des meubles existants, si bien qu’il ne faut pas prévoir de pièces supplémentaires pour en installer de nouveaux. En outre, chaque caisson accueille deux casiers, ce qui double la capacité des espaces de rangement personnels. Sans oublier qu’un caisson à tiroirs est équipé de roulettes, vous pouvez donc l’emmener facilement jusqu’à votre bureau.

La réduction de l’impact sur l’environnement est énorme. Le tiroir est conservé en entier, ce qui évite toute perte de matériau. Les seules nouveautés sont les serrures, les poignées, les porte-étiquettes et les façades en bois. Précisons tout de même que nous fabriquons ces dernières avec de l’aggloméré récupéré. Mais c’est surtout beaucoup plus économique ! Pour une transformation, il faut compter de 125 à 150 euros par casier, alors qu’un neuf coûte environ 250 euros, soit près du double. Le choix est vite fait, non ?

Si nous optons bientôt tous pour la voiture électrique la demande en lithium, en cobalt et en nickel va grimper en flèche. Ne sommes-nous pas sur le point de troquer notre dépendance au pétrole contre une autre, cette fois aux métaux de l’autre bout du globe ?

Non, si l’on en croit une étude de la Fédération européenne pour le transport et l’environnement (T&E). Bien au contraire : selon ses estimations, les véhicules électriques exigent nettement moins de matières premières. Lucien Mathieu de T&E explique : « On ne peut pas comparer des pommes et des poires. » Sur l’ensemble de son cycle de vie, un véhicule doté d’un moteur à combustion consomme près de 17 000 litres de pétrole. L. Mathieu ajoute : « Cela représente une pile de barils de 25 mètres de haut. » De son côté, un véhicule électrique nécessite seulement 30 kilos de métaux non recyclables. « La taille d’un ballon de foot. »

En effet, la majeure partie du métal contenu dans les batteries de voiture usagées est parfaitement réutilisable. Dans une proposition de loi, l’Union européenne souhaite fixer des objectifs de recyclage encore plus ambitieux. Selon T&E, les constructeurs automobiles pourront puiser une immense partie des matériaux nécessaires dans le circuit du recyclage avant la fin de l’année 2035. On espère également que les nouvelles avancées technologiques permettront une réduction drastique de la quantité de métal nécessaire aux batteries au cours des dix prochaines années.

Autosuffisance

T&E est convaincu que l’Union européenne est tout à fait en mesure de répondre à l’augmentation de demande en véhicules électriques. Opter pour un véhicule électrique est donc meilleur pour l’environnement et réduit également la dépendance européenne à l’importation. L. Mathieu conclut : « Avec des batteries toujours plus performantes et un recours plus intense au recyclage, l’Union européenne gagnera justement en autosuffisance. Alors qu’aujourd’hui, la flotte automobile européenne dépend presque exclusivement du pétrole brut. »

La mode n’échappe pas non plus à la tendance à la réutilisation, bien que le secteur préfère parler de surcyclage ou ‘upcycling’.

Au début de cette année, le styliste italien Giorgio Armani a qualifié de criminel le rythme auquel sont lancées les nouvelles collections. La vitesse d’obsolescence des vêtements reste ainsi très élevée et génère des surstocks.

Son intervention a fait mouche, même auprès d’une marque de luxe telle que Louis Vuitton. Ainsi, la collection hommes printemps-été 2021 comptera 25 modèles élaborés à partir de vêtements anciens qui seront surcyclés.

Les petits producteurs ne seront pas en reste. La société belge Shake & Kai, par exemple, fabrique des vêtements composés à 50 % de coton recyclé et à 50 % de polyester recyclé à partir de bouteilles en plastique usagées.

Vous envisagez de construire de nouveaux bureaux ? Donnez forme à toutes vos envies grâce à une imprimante 3D ! Une solution pratique pour économiser de la main-d’œuvre et réduire considérablement la production de déchets liés à votre chantier.

Vous pourrez notamment vous inspirer des constructions sorties de terre à Dubaï, où chaque nouveau projet devra se composer d’au moins 25 % de matériaux issus d’une imprimante 3D en 2030.

Et le pays montre déjà que cette ambition est tout à fait réalisable. La preuve ? En 2016, Dubaï était fière de présenter un immeuble de bureaux d’une superficie totale de 250 m² intégralement réalisé à l’aide de cette technique. Et ce n’est pas un hasard si ce bâtiment abrite la Dubai Future Academy. Cet immeuble a été produit en Chine, où des professionnels ont imprimé 17 modules en forme de U de 17 mètres sur 3 en 17 jours. Une fois les différentes pièces acheminées sur place, le gros œuvre a été réalisé en un temps record de deux jours, raccordement aux équipements d’utilité publique inclus. Son prix : environ 125 000 euros. Le recours à cette technique a également permis de réduire de 60 % la quantité de déchets occasionnés par ce chantier.

L’impression 3D de matériaux de construction fait actuellement l’objet de tests dans d’autres régions du monde. Si elle offre de nombreux avantages en matière de coût et de respect de l’environnement, cette technique confère également aux architectes une plus grande liberté en matière de design.

Chez nous, le centre pour la durabilité et l’innovation Kamp C abrite désormais la plus grande imprimante 3D pour béton d’Europe au sein de son siège de Westerlo. Son objectif ? Convaincre les entrepreneurs de se lancer dans cette nouvelle aventure technologique.

Parallèlement à cette innovation, le secteur poursuit ses recherches en vue de mettre au point des matériaux de construction durables. On étudie par exemple la possibilité de remplacer le ciment employé dans ces imprimantes 3D par des géopolymères.