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La mode n’échappe pas non plus à la tendance à la réutilisation, bien que le secteur préfère parler de surcyclage ou ‘upcycling’.

Au début de cette année, le styliste italien Giorgio Armani a qualifié de criminel le rythme auquel sont lancées les nouvelles collections. La vitesse d’obsolescence des vêtements reste ainsi très élevée et génère des surstocks.

Son intervention a fait mouche, même auprès d’une marque de luxe telle que Louis Vuitton. Ainsi, la collection hommes printemps-été 2021 comptera 25 modèles élaborés à partir de vêtements anciens qui seront surcyclés.

Les petits producteurs ne seront pas en reste. La société belge Shake & Kai, par exemple, fabrique des vêtements composés à 50 % de coton recyclé et à 50 % de polyester recyclé à partir de bouteilles en plastique usagées.

Vous envisagez de construire de nouveaux bureaux ? Donnez forme à toutes vos envies grâce à une imprimante 3D ! Une solution pratique pour économiser de la main-d’œuvre et réduire considérablement la production de déchets liés à votre chantier.

Vous pourrez notamment vous inspirer des constructions sorties de terre à Dubaï, où chaque nouveau projet devra se composer d’au moins 25 % de matériaux issus d’une imprimante 3D en 2030.

Et le pays montre déjà que cette ambition est tout à fait réalisable. La preuve ? En 2016, Dubaï était fière de présenter un immeuble de bureaux d’une superficie totale de 250 m² intégralement réalisé à l’aide de cette technique. Et ce n’est pas un hasard si ce bâtiment abrite la Dubai Future Academy. Cet immeuble a été produit en Chine, où des professionnels ont imprimé 17 modules en forme de U de 17 mètres sur 3 en 17 jours. Une fois les différentes pièces acheminées sur place, le gros œuvre a été réalisé en un temps record de deux jours, raccordement aux équipements d’utilité publique inclus. Son prix : environ 125 000 euros. Le recours à cette technique a également permis de réduire de 60 % la quantité de déchets occasionnés par ce chantier.

L’impression 3D de matériaux de construction fait actuellement l’objet de tests dans d’autres régions du monde. Si elle offre de nombreux avantages en matière de coût et de respect de l’environnement, cette technique confère également aux architectes une plus grande liberté en matière de design.

Chez nous, le centre pour la durabilité et l’innovation Kamp C abrite désormais la plus grande imprimante 3D pour béton d’Europe au sein de son siège de Westerlo. Son objectif ? Convaincre les entrepreneurs de se lancer dans cette nouvelle aventure technologique.

Parallèlement à cette innovation, le secteur poursuit ses recherches en vue de mettre au point des matériaux de construction durables. On étudie par exemple la possibilité de remplacer le ciment employé dans ces imprimantes 3D par des géopolymères.