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Vous envisagez de construire de nouveaux bureaux ? Donnez forme à toutes vos envies grâce à une imprimante 3D ! Une solution pratique pour économiser de la main-d’œuvre et réduire considérablement la production de déchets liés à votre chantier.

Vous pourrez notamment vous inspirer des constructions sorties de terre à Dubaï, où chaque nouveau projet devra se composer d’au moins 25 % de matériaux issus d’une imprimante 3D en 2030.

Et le pays montre déjà que cette ambition est tout à fait réalisable. La preuve ? En 2016, Dubaï était fière de présenter un immeuble de bureaux d’une superficie totale de 250 m² intégralement réalisé à l’aide de cette technique. Et ce n’est pas un hasard si ce bâtiment abrite la Dubai Future Academy. Cet immeuble a été produit en Chine, où des professionnels ont imprimé 17 modules en forme de U de 17 mètres sur 3 en 17 jours. Une fois les différentes pièces acheminées sur place, le gros œuvre a été réalisé en un temps record de deux jours, raccordement aux équipements d’utilité publique inclus. Son prix : environ 125 000 euros. Le recours à cette technique a également permis de réduire de 60 % la quantité de déchets occasionnés par ce chantier.

L’impression 3D de matériaux de construction fait actuellement l’objet de tests dans d’autres régions du monde. Si elle offre de nombreux avantages en matière de coût et de respect de l’environnement, cette technique confère également aux architectes une plus grande liberté en matière de design.

Chez nous, le centre pour la durabilité et l’innovation Kamp C abrite désormais la plus grande imprimante 3D pour béton d’Europe au sein de son siège de Westerlo. Son objectif ? Convaincre les entrepreneurs de se lancer dans cette nouvelle aventure technologique.

Parallèlement à cette innovation, le secteur poursuit ses recherches en vue de mettre au point des matériaux de construction durables. On étudie par exemple la possibilité de remplacer le ciment employé dans ces imprimantes 3D par des géopolymères.

Et si notre futur passait par des bâtiments à moduler et reconstruire à l’infini. L’architecte belge Steven Beckers, reconnu pour ses avancées architecturales en matière d’économie circulaire, a trouvé la solution.

Notre société a décidé d’en finir avec le « tout à la poubelle ». Et le recyclage passe aussi par l’architecture. Steven Beckers, qui dirige le bureau d’études Lateral Thinking Factory, s’appuie sur le « cradle to cradle » : du berceau au berceau. Cette idée du 100 % recyclable, il l’applique aussi aux constructions et rénovations de maisons et d’immeubles en désassemblant les bâtiments du sol au plafond pour mieux réassembler les éléments dans d’autres constructions.

C’est le principe de l’Upcycling : on ne recycle pas pour d’autres objets mais on réutilise à l’identique. Un bâtiment de bureaux pourra, dans 20 ans, servir à la construction d’appartements ou de maisons. Au-delà du développement durable, le pionnier en Belgique de ce procédé qui séduit de plus en plus à travers le monde, élabore des constructions qui auront un impact positif sur l’environnement, avec un minimum de technologie et des normes assez strictes. Car pas question d’utiliser des produits et éléments toxiques lors de la réutilisation. Désormais, on vise l’éternité… pour les bâtiments.