Près de deux ans après le déclenchement de la pandémie, deux tiers des entreprises belges – principalement des PME – n’ont toujours pas mis en œuvre une politique concrète en matière de télétravail.

À la demande du prestataire de services RH Tempo-Team, l’experte en motivation du travail Anja Van den Broeck (KU Leuven) a interrogé à ce propos 500 employeurs et 2.500 membres de leur personnel. Sa conclusion ? A peine 32 % des entreprises ont instauré un cadre précis en matière de télétravail. Un dirigeant sur cinq interdit même aux salariés de travailler à la maison, alors que 16 % des travailleurs sont mis sous pression pour venir chaque jour au bureau. Les grandes entreprises sont beaucoup plus avancées que les PME dans ce domaine. Il est pourtant prouvé que les salariés sont plus performants lorsqu’ils peuvent travailler de manière hybride. Ils sont plus motivés et plus en forme lorsqu’ils peuvent combiner souplement télétravail et présence au bureau.

Le gouvernement veut mettre en place des incitants fiscaux visant à encourager, tant les entreprises que les particuliers, à installer des bornes de recharge électrique. Cap sur une mobilité plus verte !

La Belgique se veut de plus en plus verte, entendez durable. Dès 2023, les voitures de société roulant aux carburants fossiles ne bénéficieront plus d’avantages fiscaux. Et dès 2026, les seules voitures de société autorisées à rouler sur nos routes devront être électriques. Problème : la Belgique compte encore très peu de bornes de recharge. Il faudrait pourtant qu’il en existe suffisamment pour que l’électrification du parc automobile soit un succès. Plus nombreux seront les garages et parkings équipés de bornes de recharge et moins élevée sera la pression exercée sur les stations installées sur la voie publique. Le gouvernement entend donc encourager fiscalement leur installation. La loi, qui doit encore être votée au Parlement, prévoit que ces incitants fiscaux s’appliqueront aux bornes installées depuis le 1er septembre 2021. Cette mesure sera donc rétroactive.

Déductibilité fiscale à 200 %

Les particuliers bénéficient d’une réduction d’impôts de 45 % sur un prix d’achat plafonné à 1.500 euros. Concrètement : si l’installation coûte 2.000 euros, le subside s’élève à 675 euros (45 % de 1.500 euros). Attention, cet avantage fiscal n’est octroyé que si la borne de recharge utilise de l’électricité verte, produite par des panneaux solaires ou un fournisseur d’énergie verte. En 2023, l’incitant sera réduit à 30 % et en 2024 à 15 %. Il disparaîtra après le 31 août 2024.

Les entreprises peuvent déduire fiscalement 200 % du prix d’une borne de recharge. Pour bénéficier de cette mesure, elles doivent cependant permettre au public d’accéder à leurs bornes (moyennant paiement) durant leurs heures d’ouverture ou de fermeture. Ici aussi, l’avantage diminue au fil du temps : dès 2023, la déduction se limitera à 150 %. En clair, le plus tôt sera le mieux.

En novembre 2019, la Région flamande et Nnof concluaient deux contrats-cadres sur la remise à neuf des meubles qui ont fait leur temps. Deux ans plus tard, un de ces contrats a été reconduit.

Les contrats-cadres permettaient à l’ensemble des départements et administrations publiques de la Région flamande – en ce compris, donc les institutions publiques, les villes, les communes et les CPAS – de faire appel à l’expertise de Nnof. Le contrat portant sur les villes et communes expirait en 2021. Mais nous avons à nouveau décroché le nouveau marché. Nous pouvons donc continuer à mener à bien la mission qui nous tient à cœur : donner une seconde vie au mobilier obsolète. Quant au second contrat, il court encore pendant sept ans.

Anne Lenaerts : « À chaque fois, nous examinons les besoins concrets en questionnant les équipes concernées et en analysant leurs souhaits. Ensuite, nous inventorions ce qui est disponible. Puis, nous donnons des idées de remises à neuf et, enfin, nous concevons et aménageons un tout nouvel intérieur. Nous veillons non seulement à y intégrer les besoins fonctionnels et souhaits du client, mais également à ce que le nouvel ameublement soit agréable à regarder. Ce qui exige une bonne dose de créativité. Ainsi, nous avons utilisé des plaques des tours WTC pour construire une tribune assise et avons recyclé des armoires de bureau en vestiaires. L’objectif ultime est toujours d’aboutir à un maximum de circularité. »

Bon pour l’environnement… et le portefeuille

En choisissant à nouveau Nnof, la Flandre confirme son engagement à suivre résolument la voie de l’économie circulaire. Réutiliser les objets qui ont fait leur temps est une exigence portée par une part croissante de la population. Le gouvernement flamand entend accompagner et renforcer cette tendance. La remise à neuf de vieux meubles est bénéfique non seulement pour l’environnement – un gain crucial pour les institutions publiques qui veulent respecter leurs engagements écologiques – mais également en termes financiers. Le budget alloué à certains investissements publics peut en effet être réduit d’un tiers rien qu’en récupérant du matériel obsolète.

Des étudiants néerlandais ont développé le Stella Vita, le premier mobilhome qui roule entièrement à l’énergie solaire.

Le Stella Vita ressemble à un panneau solaire sur roues. La Solar Team de l’Université technique d’Eindhoven a installé pas moins de 17,5 m2 de panneaux solaires sur le mobilhome. Une fois le véhicule mis en mouvement, deux panneaux peuvent se rabattre pour lui assurer une conduite fluide.

Au total, 1.096 cellules photovoltaïques et une batterie de 60 kWh garantissent une autonomie d’au moins 700 kilomètres, ce qui est largement suffisant pour le campeur moyen. Une borne de recharge n’est nécessaire qu’en cas d’absence prolongée du soleil. Pour démontrer l’ingéniosité de leur invention, les étudiants l’ont utilisé pour aller d’Eindhoven à Tarifa dans le sud de l’Espagne.

Dans le cadre d’une expérience à grande échelle, 2.500 Islandais ont réduit leur temps de travail. Ce qui a accru leur bien-être et diminué l’impact écologique.

Entre 2015 et 2019, plus d’un pour cent de la population active a travaillé 36 heures par semaine et non plus 40. En menant cette étude, l’Association for Sustainability and Democracy voulait mesurer l’impact d’un nombre réduit d’heures de travail sur le bien-être et la productivité des travailleurs. Les résultats de cette expérience ont fait l’objet d’un rapport qui a été publié en juin dernier.

Les personnes étudiées ont ressenti moins de stress et ont fait moins de burnout. Et cela sans que leur productivité en souffre. Cerise sur le gâteau : la diminution des activités a également entraîné une réduction de la fréquence de leurs trajets et de leur consommation d’énergie, et donc de leur empreinte écologique. « Un succès sur toute la ligne », selon les chercheurs.

En signant le Circular and Fair ICT-Pact, la Belgique s’est engagée à rendre les smartphones plus durables et plus éthiques. Ce secteur est en effet responsable d’un gros volume d’émissions de CO2.

Lancé par les Pays-Bas, le Circular and Fair ICT-Pact (CFIT) a ensuite été signé par la Belgique, mais aussi par l’Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni, l’Autriche et la Suisse. L’objectif de cet accord de collaboration est de rendre les smartphones et ordinateurs portables plus circulaires, plus durables et plus éthiques. S’il est vrai que la société ne se conçoit plus sans technologie, la production de tous ces appareils n’est pas sans retombées négatives. Le secteur est en effet responsable de 2% des émissions totales de carbone, une part qui ne cesse de croître.

« L’impact sur le climat, la disponibilité des ressources naturelles et l’environnement est réel », explique Zakia Khattabi, la ministre fédérale du Climat (Ecolo) qui a mis sa signature au bas du traité au nom de la Belgique. « En outre, le secteur est dépendant de ressources rares et non renouvelables, ce qui conduit parfois à des violations des droits humains et du travail. » En encourageant en commun la demande du marché à s’orienter vers les ordinateurs portables et smartphones circulaires, les signataires espèrent que leur production intégrera ces préoccupations.

Deuxième, troisième et quatrième vies

Hilde Crevits, ministre flamande de l’économie et de l’Innovation, lance également un appel en faveur du développement du recyclage. « évitez les déchets électroniques », a-t-elle conseillé lors d’une visite à CTG, une entreprise qui, chaque année, offre une nouvelle vie à 180.000 ordinateurs déclassés. Hilde Crevits veut que les particuliers et les entreprises, lorsqu’ils achètent des ordinateurs portables et smartphones, réfléchissent déjà à leurs deuxième, troisième et quatrième vies. « La Flandre est à l’avant-garde du recyclage d’autres matériaux. Nous voulons donc également l’être pour les appareils technologiques. »

Des scientifiques ont découvert de l’or et d’autres métaux précieux dans les eaux usées bruxelloises. Ils étudient à présent comment les en extraire à grande échelle.

Le projet Sublimus de l’ULB et de la VUB, qui a été lancé en mars 2019, consiste à détecter des matériaux de grande valeur dans la vase des stations d’épuration d’eau. « Nous constatons que des métaux précieux, tels que l’or, le platine, le cuivre et le nickel, restent présents dans l’eau », souligne le chercheur de l’ULB, Gilles Bruylants. Ils peuvent provenir, par exemple, de minuscules paillettes qui se détachent d’une alliance en or lorsqu’on prend sa douche. Ou encore de vêtements.

Les chercheurs examinent à présent les différentes manières de récupérer ces matériaux à grande échelle. L’extraction au moyen de nanoparticules magnétiques est une possibilité. à terme, ils espèrent sortir des égouts pas moins de dix kilos d’or et un kilo de platine chaque année.

Après la pandémie de coronavirus, vous envisagez peut-être d’aménager vos bureaux autrement, voire de déménager. L’expérience des autres peut vous inspirer.

Depuis 45 ans, Transmoove aide les entreprises et les organisations à mener à bien leur déménagement, mais aussi leurs réparations, leur stockage et la gestion de l’inventaire de leurs meubles de bureau. La durabilité est au cœur de notre démarche.

Soucieuse d’inciter les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises à s’engager dans cette voie, Transmoove postera régulièrement des témoignages, des photos et des vidéos sur Linkedln et Facebook au cours des prochains mois. Ne manquez donc pas de nous suivre sur les réseaux sociaux.

Par ailleurs, Transmoove est prête à vous aider à développer et mettre au point vos idées. N’hésitez pas à nous appeler ou à nous envoyer un e-mail à ce propos.

Si cela ne tenait qu’à la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), notre plat pays serait à la pointe de l’économie circulaire avant la fin de l’année 2030.

Ces ambitions ne font pas peur à l’organisation patronale. Pieter Timmermans, son administrateur délégué, se confie au Trends : « La circularité est la clé de voûte d’une économie saine et résistante. » C’est pourquoi la FEB a rédigé une note de vision comprenant cinq objectifs.

La Belgique doit garantir une disponibilité maximale des matériaux avant la fin de l’année 2030. Notre pays doit également devenir le fer de lance de la conception et de la production circulaires, des modèles d’utilité circulaires, du recyclage de qualité supérieure de matériaux et de l’emploi de facteurs favorisant l’économie circulaire. P. Timmermans ajoute : « Nous voulons également jouer le rôle de locomotive circulaire à l’échelle européenne. »

L’économie européenne devra être intégralement circulaire en 2050. Pour concrétiser cette ambition, il est indispensable d’adopter des normes fixant le taux de matériaux recyclés contenus dans différents produits et d’atteindre ces objectifs avant 2030. Ce projet fait l’objet d’une résolution approuvée par une vaste majorité au Parlement européen.

L’extraction et le traitement des matières premières sont responsables de la moitié des émissions totales de gaz à effet de serre, de plus de 90 % de la perte de la biodiversité et de l’exploitation intensive des réserves d’eau. Les conclusions d’une étude du Panel international des ressources sont formelles : les matières premières doivent être employées avec parcimonie.

Par conséquent, le Parlement européen invite les entreprises à accorder une importance toute particulière à la phase de conception de leurs produits. En effet, 80 % de l’impact environnemental d’un produit est déterminé lors de cette étape.

Le Parlement européen a donc adopté une résolution visant à étendre la portée de la directive sur l’écoconception. Son objectif : inciter les entreprises à employer un maximum de matériaux simples à produire ou à recycler dans la conception de nouveaux produits.

Il souhaite également renforcer le caractère impérieux de ces mesures. En effet, le Parlement projette d’imposer à tous les secteurs des objectifs concrets concernant la teneur en matériaux recyclés employés dans la production d’une variété de produits et de les atteindre au plus tard en 2030.

Dans l’hémicycle, ce texte a récolté 574 voix pour, 22 voix contre et 95 abstentions.