Beaucoup de PME belges se montrent sceptiques à l’égard des marchés publics. Pourtant, pour Anne Lenaerts, de Nnof, elles ne devraient pas : « Les marchés publics garantissent la stabilité lorsque les temps sont durs. »

Peu d’entrepreneurs connaissent précisément le cadre juridique des marchés publics. Ils craignent que ceux-ci impliquent des montagnes de démarches administratives ou leur prennent beaucoup de temps. Ou ils sont simplement perdus. Les chiffres en témoignent : les PME belges remportent considérablement moins de marchés publics que leurs homologues du reste de l’Europe. Seuls 30 % leur sont attribués, contre 45 % en moyenne dans l’Union européenne. Sur ce point, la Belgique ressort d’ailleurs comme le plus mauvais élève de la classe.

Stabilité

Les autorités offrent pourtant de nombreuses opportunités aux entrepreneurs. Les marchés publics, dont la majorité est attribuée par les autorités locales, représentent pas moins de 14 % du PIB. C’est pourquoi l’organisation patronale UNIZO Vlaams-Brabant & Brussel encourage les entrepreneurs à saisir cette opportunité. Pour les aider à accéder aux marchés, UNIZO organise des séances d’information. Et parallèlement, elle exhorte les autorités locales à être plus accessibles aux PME en utilisant des critères clairs, en simplifiant les procédures et en réduisant la paperasserie.

Anne Lenaerts, Marketing Director de Nnof, n’a pas besoin d’être convaincue du potentiel des marchés publics. Nnof leur doit beaucoup, et plus encore pendant la crise du coronavirus : « De nombreuses entreprises privées ont alors suspendu leurs investissements, alors que les commandes publiques, elles, continuaient d’affluer. Logique : les entreprises publiques sont beaucoup moins sensibles aux crises. En ce sens, les marchés publics offrent plus de stabilité lorsque le climat économique est vulnérable. »