A l’horizon de 2030, les émissions de CO2 doivent baisser de 55% en Belgique, en d’autres termes diminuer de 208 millions de tonnes. Le gouvernement fédéral vient d’y ajouter un effort supplémentaire de 25 millions de tonnes.

Lors d’un conseil des ministres fédéral placé sous le signe du climat, le gouvernement De Croo a élaboré une feuille de route qui concrétise ces grandes ambitions. Des mesures supplémentaires seront mises en œuvre dans de nombreux domaines : finances, économie, transport, énergie et coopération au développement. C’est ainsi équipée que la Belgique s’est rendue à la Conférence sur le climat (COP26) à Glasgow.

Les parcs éoliens au large de la côte belge doivent fournir 4 gigawatts d’électricité verte à l’horizon de 2030. Pour y arriver, il faudra sans doute les étendre. Par ailleurs, la ministre fédérale de l’énergie, Tine Van der Straeten (Groen), plaide pour relier davantage les réseaux électriques belges et étrangers et veut investir plus de moyens dans l’hydrogène et d’autres carburants verts.

Train et vélo

La fiscalité doit également contribuer au verdissement de l’économie. Les subventions accordées aux carburants fossiles doivent s’éteindre progressivement et un fonds écologique doit aider les entreprises à rendre leurs activités plus « vertes ». Les ménages et PME peuvent faire appel à une prime climat, financée par les recettes de la prochaine taxe européenne sur le CO2 émis par le transport et les bâtiments.

La question de la mobilité évolue également à grande vitesse. Le ministre compétent, Georges Gilkinet (Ecolo), va renforcer le trafic ferroviaire et son caractère écologique, mais aussi promouvoir le vélo. Il veillera également à ce que le transport aérien et maritime soit « zéro émission » à l’horizon 2050. Par ailleurs, un plan fédéral centré sur l’économie circulaire a pour ambition de rendre les bâtiments et flottes automobiles plus écologiques.