La crise du coronavirus accélère la transition vers une économie circulaire. Selon les résultats d’une enquête menée par l’organisation patronale Etion et le secrétariat social Acerta, de plus en plus d’entrepreneurs sont conscients de la nécessité d’économiser les matières premières.

85 % des entrepreneurs interrogés considèrent que la durabilité est la nouvelle norme dans leurs activités commerciales. La mise en œuvre de cette norme se traduit par la diminution des déchets (93,9 %), le recours au télétravail (83,7 %), la prise en compte de critères de durabilité lors des achats (81,2 %) et une utilisation parcimonieuse de matières premières et de matériaux (80 %). La réutilisation et le recyclage des matériaux sont toujours mentionnés par 73,6 % des personnes interrogées.

Près de six chefs d’entreprise sur dix (59,1 %) pensent que l’épidémie de coronavirus favorise la transition vers une économie circulaire. « Une crise exacerbe souvent l’orientation et la vitesse des tendances économiques. Il faut toujours tirer parti d’une bonne crise dit-on, et c’est bien plus qu’un simple dicton. C’est à tout le moins une invitation et plus encore, une mission. Plus de la moitié de nos dirigeants d’entreprise ont compris que la transition vers une économie circulaire arrive aujourd’hui à un tournant », affirme l’économiste en chef d’Etion, Geert Janssens.

Les résultats de ce sondage sont importants parce qu’ils permettent d’adapter la production aux exigences d’aujourd’hui, mais aussi d’attirer des collaborateurs qualifiés. « Près de six personnes interrogées sur dix dans le cadre de notre enquête indiquent que les candidats posent avec de plus en plus d’insistance des questions sur la vision de l’entreprise en matière de durabilité et de circularité », ajoute Tom Vlieghe, directeur du Talent Center d’Acerta.